Divers

Le Griffisme

« L’Art est la nourriture de l’âme… »
Qu’est-ce que le Griffisme™
Quels sont ses principes
Comment naît le geste
Pourquoi cette peinture existe-t-elle
Comment l’artiste en est-il arrivé là
Comment son œuvre se déploie-t-elle
Que produit le Griffisme™ au regard

LE REGARD

De l’esthétique à l’émotion

Une œuvre peut d’abord être regardée pour ce qu’elle donne à voir.

La couleur attire, la composition se révèle, les contrastes, les profondeurs et les mouvements de la matière créent une première impression.

Puis le regard s’attarde.

Il découvre les détails, suit les traces, entre dans les profondeurs de la peinture. Des formes organiques apparaissent. Certaines semblent familières, d’autres restent mystérieuses.

La perception évolue.

Ce qui était d’abord esthétique devient peu à peu sensible.

Et parfois, au-delà de ce qui est visible, quelque chose se ressent.

Une tension, une énergie, une douceur, une force, une émotion.

L’œuvre ne change pas.

C’est le regard qui change.

Une œuvre qui se découvre

Le Griffisme™ ne cherche pas à imposer une lecture unique.

Une forme peut évoquer un paysage, une matière vivante, un mouvement, une présence ou simplement une sensation.

Il n’est pas nécessaire de la nommer.

Le regard peut hésiter, revenir, s’approcher, s’éloigner.

À mesure qu’il s’attarde, les détails deviennent perceptibles et l’œuvre semble parfois se transformer.

Ce qui apparaissait comme une composition abstraite peut laisser émerger une forme organique.

Une profondeur peut apparaître là où l’on ne voyait qu’une surface, une griffure peut devenir mouvement, une matière peut soudain sembler vivante.

L’œuvre ne livre pas tout au premier regard.

Elle se révèle progressivement, selon celui qui la regarde.

Une conversation silencieuse

C’est peut-être là que réside l’une des dimensions essentielles de la peinture.

Une conversation silencieuse s’établit entre l’œuvre et celui qui la regarde.

L’artiste a laissé dans la matière la trace d’un instant vécu. Le spectateur y apporte son propre regard, sa mémoire, sa sensibilité, son histoire.

La rencontre n’appartient donc plus entièrement à l’artiste.

Elle appartient aussi à celui qui regarde.

C’est à cet instant que l’œuvre cesse d’être seulement un objet peint.

Elle devient une expérience personnelle.

Et si la peinture peut provoquer ce déplacement — passer de ce que l’on voit à ce que l’on ressent, puis parfois à ce que l’on éprouve profondément — alors elle atteint peut-être quelque chose de son rôle le plus précieux.

Créer une rencontre.

Le regard comme ultime étape

Je ne cherche pas à dire au spectateur ce qu’il doit voir.

Je préfère lui laisser la liberté de découvrir ce que la peinture fait naître en lui.

Car une œuvre achevée n’est jamais tout à fait terminée.

Elle continue son chemin dans le regard de celui qui la rencontre.

De l’esthétique au ressenti, du ressenti à l’émotion, le regard évolue.

Et cette conversation silencieuse entre l’œuvre et celui qui la regarde est peut-être, pour l’artiste, la plus belle des récompenses.

Translate »