Le Griffisme™ n’est pas né pour répondre à son époque.
Il est né d’une nécessité plus profonde : chercher dans la peinture la traduction d’un état intérieur, d’un mouvement, d’une émotion qui ne trouvent pas toujours d’autre forme pour s’exprimer.
Mais il trouve aujourd’hui une résonance particulière.
Nous vivons entourés d’images. Elles apparaissent, se succèdent et disparaissent avec une rapidité qui laisse parfois peu de place à l’attention.
Le Griffisme™ propose une autre relation au regard. Une relation qui demande du temps, de l’attention, une disponibilité, une présence.
La matière résiste à l’immédiateté.
Une œuvre ne se livre pas entièrement au premier regard. Les traces du geste, les superpositions, les profondeurs et les formes organiques apparaissent progressivement. La peinture demande que l’on s’arrête, que l’on regarde, que l’on revienne.
Cette temporalité est essentielle.
Le geste qui a créé l’œuvre était unique et irréversible. Le regard qui la découvre peut, lui aussi, évoluer.
Dans cette rencontre entre la présence de la matière et le temps accordé au regard, la peinture retrouve une dimension que l’image instantanée ne peut pas offrir : la possibilité d’une expérience.
Le Griffisme™ ne cherche donc pas à produire une image de plus.
Il cherche à faire de la peinture un espace de présence, de mouvement et de découverte.
Une peinture qui ne se donne pas entièrement.
Une peinture qui demande à être regardée.