« La couleur organise les territoires de l’œuvre. Le geste les traverse. »
Le Griffisme™ explore les mouvements du vivant.
Les œuvres se déploient parfois en collections, organisées autour de gammes chromatiques qui créent des atmosphères et des territoires visuels.
Océanique · Green · Ocres · Black et d’autres…
La couleur devient alors une première porte d’entrée dans l’œuvre.
Elle peut évoquer un paysage sans le représenter, suggérer une profondeur, installer une lumière, faire naître une sensation.
Chaque collection possède ainsi son propre climat.
Mais cette première lecture ne révèle pas tout.
Derrière les univers colorés, quelque chose de plus profond traverse l’ensemble de l’œuvre.
Deux sensibilités peuvent se rencontrer, parfois se mêler, parfois s’opposer.
Elles ne constituent ni deux styles, ni deux périodes, ni deux manières de peindre.
Elles sont deux façons pour une même recherche de se manifester.
Certaines œuvres ouvrent un espace plus silencieux.
Les formes apparaissent sans se laisser immédiatement identifier. Elles suggèrent, évoquent, disparaissent parfois derrière la matière pour réapparaître ailleurs.
Le regard croit reconnaître quelque chose, puis doute.
Une forme organique peut devenir paysage. Une profondeur peut évoquer un monde sous-marin. Une présence semble émerger sans jamais se livrer complètement.
Dans ces œuvres, le Griffisme™ laisse une large place à l’imaginaire.
La peinture ne donne pas une réponse.
Elle ouvre une possibilité.
D’autres œuvres sont traversées par une énergie plus physique.
La matière semble avoir été soumise à une force. Le geste devient plus ample, plus incisif, parfois plus brutal. Les traces s’accumulent, se croisent, se heurtent.
La peinture semble alors conserver l’impact du mouvement qui l’a traversée.
Ce qui apparaît n’est plus seulement une forme, mais une tension : Expansion, rupture, collision, croissance, transformation.
Le geste cherche les forces qui animent le vivant, jusque dans ce qu’il peut avoir de plus instinctif et de plus puissant.
La matière devient le lieu d’une énergie.
Ces deux sensibilités ne s’excluent pas.
Une œuvre peut être mystérieuse et puissante. Poétique et organique. Silencieuse en apparence et traversée intérieurement par une grande tension.
Ce qui les relie est le même langage :
La matière, la couleur, le geste et la trace.
Les collections offrent ainsi des univers différents, mais le Griffisme™ demeure leur langage commun.
Au-delà des couleurs, des atmosphères et des formes qui peuvent apparaître, une même recherche demeure :
Faire émerger dans la peinture les forces, les présences et les émotions qui ne peuvent être totalement nommées.